Entreprendre en Afrique : voici les clés.

Un regard sérieux autour de nous montre que les pays ambitieux, axent leur éclosion sur ce qu’ils produisent, consomment, et sur leur façon d’éduquer leur population. 

Tout au long de cet article, nous avons axé notre réflexion autour de l’agribusiness et de l’éducation, qui sont les piliers d’une économie prospère. Si vous ne maîtrisez pas les flux de ce que vous produisez (en termes d’énergie et de consommation locale), et que votre éducation n’a pas de plan directeur clair, votre système de gouvernance est voué à l’échec.

Cependant, les quelques règles énumérées dans les lignes suivantes restent valables pour la création de tout autre business.

Tout le monde ne peut pas être patron, même parmi ceux qui ambitionnent le devenir un jour.

Parce qu’être patron nécessite :

1️⃣  De bien identifier son environnement, ses problèmes, son potentiel, ses forces et ses faiblesses : si un entrepreneur veut se lancer dans le business agricole par exemple, le marché africain est extrêmement demandeur. Pour s’en rendre compte, il suffit de voir ce que les Africains de la zone tropicale consomment, ce qu’ils produisent et ce qu’ils importent.

En somme le besoin est gigantesque, mais il faut bien ficeler son projet avant de s’engager.

2️⃣ De sortir de sa zone de confort et accepter de prendre des risques : on convient tous qu’être salarié est moins risqué qu’être entrepreneur.

Quand tu es salarié, tu as des horaires de travail et un salaire forfaitaires, après chaque période de paiement, il suffit de tendre la main pour se voir reverser son salaire. Or un patron est dans l’anticipation, il doit prévoir des plans B, C …Z en cas d’échec du plan A, il doit penser à comment faire pérenniser son business pour que ses clients soient en permanence satisfaits, pour que sa progéniture en bénéficie, lutter contre la concurrence, et il doit anticiper des imprévus, équations très difficiles à résoudre si on se prépare mal.

De la même façon qu’un patron, en cas de réussite a plus à gagner qu’un salarié, un patron en cas d’échec a également plus à perdre qu’un salarié.

3️⃣ De se lancer sans attendre l’aide de l’Etat. C’est très souvent le blocage qu’énumèrent les jeunes entrepreneurs.

L’Etat n’a pas d’obligation de financer les projets d’un particulier privé. Son rôle est de faire fonctionner l’éducation construire / maintenir les routes, assurer la sécurité des institutions et des populations. Pour avoir des financements, des solutions existent : il y a des banques, des investisseurs privés, des fonds monétaires, la famille (!) …

Ce point de financement, où beaucoup bloquent très souvent, permet d’introduire le point suivant.

 

4️⃣ De se faire accompagner par des spécialistes.

Il n’existe pas de patrons bons dans tous les domaines, raison pour laquelle eux-mêmes se font accompagner. Si par exemple vous développez un projet d’industrie de transformation, et que vous êtes ingénieur industriel de formation, on peut dire que vous êtes dans votre domaine d’expertise.

Notons que les propriétaires d’usines ont rarement un background scolaire dans l’ingénierie.

Seulement, il faut toujours vous accompagner de spécialistes en marketing, communication pour faire connaitre et écouler vos marchandises avec de bonnes astuces, il vous des spécialistes juridiques, financiers, comptables, fiscalistes … pour vous aider à bâtir sur papier un projet sérieux, fiable qui encouragera les investisseurs à vous financer.

5️⃣ De savoir à quelle cible vendre vos produits.

Très souvent, les entrepreneurs africains qui débutent ambitionnent dès les premières ventes d’exporter leurs produits. Exporter un produit demande une parfaite maitrise de ses volumes de production, et surtout de sa qualité. La loi d’un pays européen est différente de celle d’un pays africain et vice-versa. Avant de penser à exporter, il faut donc maitriser tous les aspects liés aux juridictions, aux normes, car le revers de la médaille est lourd à supporter. Il suffit qu’un pays déclare que votre produit est impropre à sa consommation pour susciter le doute auprès de tous les consommateurs du monde, entrainant parfois extinction du produit, de la marque, de l’entreprise, du patron.

Donc il faut commencer à petite échelle, passer progressivement du mode de production artisanal au mode industriel. Ca demande du temps, de la compétence et des connaissances certes ; En tout cas, la juridiction de votre pays sera plus clémente à tolérer certains petits manquements qu’un Etat étranger.

6️⃣ D’avoir de mentors, des modèles qui ont échoué, mais qui n’ont jamais baissé les bras, et ont fini par réussir.

Qui sont vos modèles ? Où les trouver ? Comment échanger avec eux ? 

Ce groupe LinkedIn réunit les patrons qui recrutent.

 

Quelles autres règles dans votre environnement peuvent s’ajouter ? 

Vous avez un avis divergent ? Dites-le nous en commentaire.

Vous êtes chercheur d’emploi, lisez ces conseils

 

Pour que votre parole résonne

ékko Cameroun 💚💕💛

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